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Le Cercle - The Ring

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les avis de Cinemasie

3 critiques: 1.33/5

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28 critiques: 2.67/5



Xavier Chanoine 1.75 Au suivant, al siguiente, next one...je vous le fais en japonais?
Tanuki 0.75 Où est l'intérêt ?
Ghost Dog 1.5 Bonne ambiance, intérêt quasi nul
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Au suivant, al siguiente, next one...je vous le fais en japonais?

Si dans un premier temps l'idée du remake est louable, force est de constater qu'avec le très bankable Verbinski aux commandes, on déchante assez rapidement. Fort de sa non expérience totale dans le domaine, le réalisateur des Caraïbes démontre à quel point il s'avère perdu dans cet univers qui le dépasse, et se paie le luxe de copier à l'idéogramme près l'oeuvre de Nakata qui lui même relisait l'oeuvre de Suzuki. On en finit plus, et c'est pourquoi dans cet enchevêtrement de n’importe nawak, l'oeuvre finit par prendre...l'eau. A trop vouloir bassiner (sic!) son spectateur qu'une VHS de la mort tourne dans la région, il finit par la rendre illisible, surtout quand on connaît avant l'oeuvre originale. Sa version US n'en est que pathétique, portée par la non moins transparente Naomi Watts (vous savez, la madame de King-Kong, peut-être là aussi l'un des pires casting de l'année), au charisme de dessous de table, tout juste bonne à mimer ce qui a déjà été fait dans le The Ring nippon.

Il y a pourtant des efforts dans la mise en scène "première de la classe" mais tout n'est qu'esbroufe. A titre de comparaison, regardez Le Cercle au cinéma puis à la télé, on déchante rapidement quand le 5.1 n'existe plus. Prenez l'oeuvre de Nakata, regardez là sur un Home cinéma puis sur une télé 37cm 4/3, l'effet de peur y sera décuplé. Au moins, lui, ne ment pas.



16 septembre 2006
par Xavier Chanoine




Où est l'intérêt ?

On dirait bien que les Américains ont encore usé de la photocopieuse magique. Celle qui remplace tout ce qui n'est pas américain en quelque chose qui l'est complètement mais tout en gardant le scénario intact et en reproduisant des plans à l'identique dans la mesure du possible. Si encore Gore Verbinski avait lu le livre... mais visiblement avouer qu'il ne l'a pas fait ne le gène pas. Honte à lui ! Le résultat est une copie conforme, aseptisée, léchée mais sans aucune saveur. Heureusement que certaines scènes sont suffisamment risibles pour réveiller le spectateur de sa léthargie. En tout cas ce n'est pas le cas des scènes censées glacer le sang qui, je ne sais pas par quel miracle, sont systématiquement désamorcées (peut-être l'absence d'effets sonores judicieusement employés pour plus d'efficacité). Je pense en particulier à la scène où la mère se rend compte que son fils "regarde la télé" : dans l'original c'était l'une des scènes choc qui laisse une trace dans les esprits. Ne parlons même pas de la fin chez l'ex-mari qui est le summum de l'horreur dans Ring et qui, là, fait dire "mouais, bof". On est loin des gestes désarticulés et cauchemardesques de Sadako.

On en revient toujours à l'original mais si Verbinski avait voulu éviter la comparaison il aurait peut-être fallu faire un effort pour s'en écarter et créer un film à part entière qui, comme le suggère Elodie (et je suis bien d'accord avec elle), ne remixerait pas allégrement Ring 1 avec une pincée de ring 2 pour l'hôpital psychiatrique et de Dark Water pour la présence inquiétante des flaques d'eau. Il y a bien LA fameuse scène du cheval dont tout le monde parle et à vrai dire elle est effectivement assez innattendue, mais en dehors d'un "Ah ! C'est tout ? Pauvre bête", il n'y a rien de plus à en dire..

La question est donc : ce film possède-t'il des points positifs pour qu'on le défende ? Naomi Watts sans doute, bien que j'ai systématiquement l'impression de revoir Rebecca de Mornay dans ses jeunes années, et la photo qui est très travaillée et qui donne par moment de très beaux plans.

Le plus grand reproche que l'on pourrait faire à ce Cercle, c'est qu'il va gâcher la vision du film original à ceux qui ne l'ont pas encore vu et ça c'est vraiment dommage. Il n'est cependant pas encore trop tard pour se jeter sur les livres de Kôji Suzuki qui sont de toute façon bien au-dessus des films.



par Tanuki




Bonne ambiance, intérêt quasi nul

Pour pallier au déficit chronique d’imagination de ses scénaristes et continuer à faire du business, Hollywood avait inventé le remake traditionnel, permettant de remettre au goût du jour des incontournables du 7ème Art ou des films oubliés (Lolita, Massacre à la Tronçonneuse,…) et visant clairement un public jeune qui considère tout ce qui est en NB ou antérieur aux années 90 définitivement ringard. Mais Hollywood a également inventé le remake ethnique, visant un public plus large qui considère que tout film produit hors USA ne vaut pas le coup d’œil pour des raisons de langue, de culture, et probablement de race – aidé en cela par des distributeurs qui ne valent pas mieux : la France était à la mode pendant un temps (True Lies, Trois hommes et un bébé, un indien dans la ville), c’est désormais au tour de l’Asie, le « nouveau » marché bouillonnant du 7ème Art, d’être passée à la moulinette (Tortilla Soup, Dark Water, The Eye,…).

Dans le cas ici présent, difficile de dire quoi que ce soit sur la performance technique : l’ambiance horrifique est là, l’interprétation est correcte avec Naomi Watts en tête, l’histoire est prenante et le savoir-faire hollywoodien pour installer d’emblée une proximité entre les personnages et le spectateur n’est plus à démontrer. Le problème est d’un autre ordre : celui de l’intérêt. Car si l’on n’appartient pas à la catégorie de clients visés ci-dessus et qu’on a déjà eu la curiosité de mater la version originale japonaise, le remake de Gore Verbinski n’a strictement aucun intérêt (mêmes scènes, mêmes rebondissements à quelques différences près). Le fait que ça parle anglais et que ça soit estampillé Hollywood est-il censé être rassurant en soi ? Doit-il donner plus confiance et ameuter plus de monde simplement à cause des ces 2 raisons ? La question se pose, et à y réfléchir, elle fait un peu froid dans le dos… A la limite, Tortilla Soup, le remake de Salé Sucré implanté dans une famille latino-américaine au lieu d’une famille taiwanaise, était plus légitime car il confrontait 2 modes de vie, 2 cultures différentes à travers les relations humaines. Ici, ce n’est pas du tout le cas.



29 juillet 2005
par Ghost Dog


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